Les bustiers
Vers les années 1950, ou même un peu avant, était apparu aux États-Unis ce genre de sous-vêtement féminin, découvrant le buste. Très vite prisé par les femmes, le bustier devint très vite populaire deux décennies suivant son apparition. Généralement, on appelle « bustier » un sous-vêtement féminin, soutenant la poitrine pour la mettre en valeur. Il peut avoir ou non des bretelles. On pourrait le définir comme un corsage, avec ou sans bretelles, laissant découvrir les épaules et enserrant le buste. Il faut le distinguer de son homonyme, qui renvoie à un sculpteur, spécialisé dans la réalisation de bustes. Le bustier se distingue du soutien-gorge. En effet, ce dernier ne sert qu’à couvrir la poitrine de celle qui la porte, alors que le bustier descend jusqu’à couvrir l’abdomen. Même si le bustier s’apparente au corset, il se distingue par la souplesse de son tissu. Effectivement, le corset, qui est plus vieux (apparu au XVIe siècle), servait aux femmes, à l’époque, d’affiner la taille et de soulever la poitrine. Le corset était fabriqué d’une manière rigide et était destiné à être porté sous les vêtements pour donner une taille de guêpe aux femmes. Par contre, le bustier, bien qu’il ressemble, par sa fonction, au corset, est fait d’une toute autre façon. Il est élaboré avec un tissu souple, pouvant être aussi élastique. Il est alors plus léger, et plus destiné à mettre en valeur la poitrine que la taille, il peut avoir des baleines au niveau. Les bustiers sont habituellement lacés, mais il existe également d’autres types de bustier avec des fermetures à agrafes ou des fermetures éclairs. D’autant plus que, de nos jours, la créativité génère autant de façon de porter, ou de fabriquer, un habit.
L’histoire du bustier
Même si depuis plusieurs siècles, le corset a dominé l’univers d’habillement des femmes, le bustier ne s’est imposé que quelques années après la Seconde Guerre mondiale. Devenu très vite populaire, à cause de sa facilité de port et de sa fonction, il a conquis plus d’une. Offrant à la gent masculine le privilège de découvrir les épaules nues des jeunes femmes qui le portent . Toutefois, après ses années de gloire, dans les années 1970, le bustier a été rangé dans les armoires de même que dans les années 1990, qui ont vu l’avènement de la mode grunge. En effet, dans ces années, l’honneur a été aux chemises, aux vestes et au jean slim, avec des touches débraillées et déchirées. L’univers de la mode a connu, à cette époque, un virage qui a conduit, entre autres, à la mise en réserve du bustier. Mais au début du XXIe siècle, le bustier était revenu en force. Il a reconquis les garde-robes des jeunes femmes américaines, d’abord, puis du reste du monde, ensuite. Les années 2000 ont été marquées par l’émergence de nouvelles formes de hauts qui sont de plus en plus décolletés, ou dos nu. Ce qui a favorisé la percée fulgurante, encore une fois, du bustier. Ce sont les jeunes universitaires qui sont les plus attirées par le bustier. Le fait est qu’il offre une aisance de mouvement et de geste, et ce, grâce à sa souplesse. Sans parler de la chaleur qui tend à s’accroître d’année en année, favorisant les vêtements légers et aérés. Depuis le début du Troisième millénaire, donc, le bustier retrouve son chemin dans les dressings des jeunes femmes, surtout, mais aussi des femmes mûres. Il se démarque partout, donnant des affriolants spectacles de bustes nus, et la sensualité des épaules à découvert.
Du « sous-vêtement » à la « tenue de soirée »
Au début, le bustier a été créé pour être porté sous les vêtements. Ce qui lui a valu le qualificatif de « sous-vêtement ». Mais évoluant avec le temps, le bustier est devenu bien plus qu’une simple pièce de lingerie. Elégant et confortable, le bustier a très vite conquis les amatrices de mode. Si, dans son apparition, il a été destiné à servir de lingerie, il a très vite changé de fonction. D’abord, en guise de sous-vêtement, le bustier se cachait sous les chemisiers ou les robes. La vérité est que les femmes portent un intérêt spécial à leur dessous, de sorte que les tendances s’imposent partout. Le bustier ne servait alors qu’à remonter la poitrine pour donner un air plus sexy à celle qui le met. Mais, il est passé de « lingerie » à « pièce de vêtement à mettre sous une robe ». Cette fois, son rôle est de filtrer la transparence d’une robe, ou de redresser la tenue de celle-ci. Ce sont surtout les femmes plus ou moins âgées, qui optent pour cette option. Il s’agit alors de mettre un bustier, qui, se distinguant du bustier qui s’arrête sur la taille, descend plus bas. Mais le voyage du bustier ne s’est pas arrêté là. Désormais, il existe des robes, ou des hauts corrects, destinés à être portés lors des soirées, en bustier. Même que les tenues en bustier, avec une robe, donnent un air sexy et sensuel. Le fait est que ce vêtement, initialement destiné à relever la poitrine, de vient en lui-même, un vêtement à part entière. De nos jours, aller à une cérémonie avec un bustier est devenu tendance, sans craindre d’être taxé de sans-goût. Il faut seulement savoir le porter, de sorte à le mettre, et se mettre, en valeur.
Comment porter un bustier ?
Bien que le bustier semble être un vêtement simple, le porter peut s’avérer sujet à conditions. Mais ces conditions sont loin d’être figées, ni même imparables. D’abord, pour les sous-vêtements, il n’existe aucune règle particulière. Il faut seulement veiller à ce que le bustier épouse correctement le corps. Ceci, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle, c’est-à-dire, de serrer la taille et de remonter la poitrine. En effet, si l’on porte un bustier sous-vêtement qui n’est pas adapté, il risque de ramollir la poitrine et de froisser la tenue du vêtement. Ensuite, pour le bustier à mettre sous une robe, il faut veiller à ce qu’il soit sans bretelles, ou que ses bretelles soient amovibles. Effectivement, voir des bretelles qui dépassent d’une robe, sur des épaules nues, si sensuelles soient-elles, est déplaisant à la vue. Par ailleurs, il faut aussi penser à sa couleur. Si celle-ci domine celle de la robe, au point qu’il est plus visible que la robe elle-même, cela fera un effet trop « tape-à-l’œil », qui est aussi très désagréable. Enfin, pour les bustiers vêtements à part entière, ils ne sont soumis qu’à de simples règles liées à la morphologie de chaque femme. Bien que le bustier rend sexy, il peut aussi entraîner l’effet inverse, au point de suggérer la vulgarité. Pour les femmes à épaules larges, il faut privilégier les robes bustier longues, faites avec des matières fluides et souples. Elles permettront de cacher la carrure nageuse de la femme, contrairement aux vêtements droits. Il y a aussi les femmes un peu rondes, qui devront mettre des robes bustiers pas trop moulantes au niveau de la taille, de sorte à éviter de montrer les bourrelets, et pas trop serrés au niveau de la poitrine. Enfin, pour celles qui ont une taille fine, il faut choisir les robes bustiers courtes. Ce qui mettra en valeur la taille de guêpe, à accentuer avec des petits accessoires pour plus de sensualité. En dehors de ces trois morphologies, loin d’être les seules, il existe aussi d’autres types de bustiers. Il faut seulement garder en tête l’effet attendu par ce genre de (sous-)vêtement, et de veiller à ce qu’il soit atteint.
Choisir entre un bustier, un corset ou une guêpière
Ici, l’on entre dans l’univers de la lingerie proprement dite. Même si ces trois types de sous-vêtement (un bustier, un corset ou une guêpière) s’apparentent à un même style, ils ne sont pas pareils. Le fait est que tout le monde peut porter ces trois pièces de vêtement. En effet, ils permettent, tous les trois, de mettre en valeur la taille féminine. Rondeurs ou pas, ils redessinent le corps. Le choix peut se révéler restreint, car tous les trois renvoient à, presque, le même objectif, à des détails près, qui sont liés à leurs aspects. Si le bustier remonte la poitrine et que le corset resserre la taille, la guêpière, sans serrer la taille, offre une vue sexy avec ses bretelles et ses dentelles. L’on serait tenté de dire que, entre les trois, il n’y a pas de différence. Le choix portera alors sur l’effet escompté. Dans un souci de paraître plus sexy, avec une forme de sablier, sans afficher le moindre signe, le bustier est à l’honneur des choix. En maintenant la poitrine, tout en gainant la taille, il passe inaperçu sous les chemises, les vestes ou les robes. Il peut ainsi recomposer une allure plus féminine sans altérer le naturel. Pour le corset, il est surtout destiné à enserrer la taille, et sera plus approprié avec un jean. Le seul souci serait, peut-être, ses lacets qui pourront gêner. Par ailleurs, la rigidité de sa matière, avec ses baleines à ressort, permettra à celle qui la porte de garder le dos bien droit. Pour sa part, la guêpière est une autre forme de corsage. La différence avec les deux premiers est que, d’abord, elle ne serre pas la taille, et puis, qu’il dispose de bretelles et de porte-jarretelles. Bien que moins réputée que les deux autres, la guêpière possède un pouvoir de séduction au plus haut point, grâce au bas brodé ou en résille qui l’accompagne.Le choix échoit donc à chaque femme. Il dépend du but, de la préférence et de l’habitude.
Les avantages du bustier
Le principal avantage du bustier réside dans son aspect sans bretelles, qui privilégie le décolleté et le dos nu, pour une sensualité sans égale. Toutefois, outre ce côté-là, il peut également développer d’autres points qui le priment par rapport aux autres. Dans la mesure où le bustier étire la taille en l’affinant, tout en rehaussant la poitrine, le corps semble être redessiné en un corps parfait, en forme de « sablier ». De plus la souplesse de son tissu, ou de la matière avec laquelle il a été conçu, offre plus de liberté dans les gestes. Sa légèreté le fait passer, inaperçue, sinon presque, sous tout autre vêtement. Par ailleurs, le bustier, contrairement au corset ou à la guêpière, peut être porté en tant que vêtement. A mettre en tant que haut, sur un jean ou un pantalon, court ou en tunique, le bustier ne se dérobe pas de son rôle. Celle qui la porte pourra s’assurer de se voir sexy, sans s’imaginer dévêtue. Qui plus est, le bustier est adapté à n’importe quelle carrure et morphologie. Enfin, malgré la période vide, durant laquelle il a été oublié dans l’armoire, le bustier domine à nouveau la tendance d’habillement actuelle. Sans paraître trop négligé ni trop soigné, il joue, entre les deux pôles, un rôle capital dans la mise en valeur de la féminité. Sans trop de contraintes, pour ne pas dire aucune, le bustier offre à la fois l’occasion de paraître sexy, branchée, élégante et séductrice. Surtout pour les beaux yeux des compagnons de ces femmes, qui en seront ravis. Ils apprécieront, sans aucun doute, la vision de ces dos et de ces décolletés, sans aucune vulgarité. Leurs sens en seront, bien sûr, réveillés, ce qui ne sera pas déplaisant. Ainsi, femme fatale ou jeune fille sage, mettre un bustier ne fera qu’amplifier la féminité tout en rendant le naturel. En sous-vêtement, en haut ou en robe, le bustier fera ressortir le caractère de la femme en la redessinant en un Venus des temps modernes.